Harry Potter compte désormais une nouvelle traduction à son actif : l’écossais !

Actuellement, même si le monde magique de Harry Potter dénombre pas moins de 79 traductions ; il peut paraître étrange de savoir que même si Poudlard est basée en Écosse et que J.K. Rowling a écrit la plupart de ses romans à Édimbourg, l’écossais n’appartient cependant pas à cette longue liste.

Une exception paradoxale qui n’est désormais plus le cas 20 ans après la sortie du premier tome ; dont on célèbre l’anniversaire cette semaine.

Publiée en tirage limité dès Octobre prochain chez Itchy Coo (pour 8£) sous le titre de Harry Potter and the Philosopher’s Stane, cette 80ème traduction sera le fruit du travail de Matthew Fitt qui a traduit dans la langue de Sir Scott les romans Les Deux Gredins et Charlie et la Chocolaterie de Roald Dahl (connu pour ses œuvres pétries d’un vocabulaire à la fois calaminable et délexquisavouricieux… ce n’est pas notre Jean-François Ménard qui dira le contraire) ou encore Monsieur Kipu et Joe Millionnaire de David Walliams.

Même si ce fut un véritable challenge (l’écossais et l’anglais paraissant semblables à plusieurs égards), c’est une traduction que Matthew Fitt a toujours souhaité entreprendre.

Toujours est-il qu’ici, la fameuse première phrase de la saga qui a propulsé de nombreux lecteurs dans cette univers enchanteur devient “Mr and Mrs Dursley, o nummer fower, Privet Loan, were prood tae say that they were gey normal, thank ye awfie muckle. They were the lest fowk ye wid jalouse wid be taigled up wi onythin unco or ferlie, because they jist widnae hae onythin tae dae wi joukery packery like yon.”.

De même, tandis que le Professeur McGonagall y conservera son nom (ce qui n’est pas surprenant au regard de son origine), Dumbledore verra en revanche son nom s’écossiser en Professeur “Dumbiedykes” (en référence à une zone résidentielle du centre de Édimbourg, ville où l’autrice a principalement écrit la saga) et Harry Potter jouera plutôt au “Bizzumbaw” (de ‘bizzum’ pour balai et ‘baw’ pour balle, en écossais) pour attraper le “Gowden Sneckie” (‘sneckie’ vient de l’écossais ‘sneck’ est signifie petite pierre, loquet/verrou, chose rusée, astucieuse et vive). Pour faire ses emplettes du parfait sorcier, le jeune garçon se rendra dans la rue commerçante magique appelée “Squinty Gate” (en s’inspirant du surnom du pont Clyde Arc à Glasgow, le Squinty Brigde signifiant Pont de Travers/qui Louche ; et “gate” signifiant rue/route où se trouvent la plupart des commerces et magasins en Écosse). Enfin, à “Hogwarts Schuil o Carlinecraft and Warlockry” (Poudlard, dans cette traduction), le “Bletherin Bunnet” (“Bonnet Bavard” ; de ‘blether’ signifiant bavard, babillant mais aussi soliloque) chantera les louanges de “Gryffindor”, “Hechlepech”, “Corbieclook” et “Slydderin”.

Merci Trueviralnews, The Guardian et Stylist (pour les rowlinguismes écossisés) !

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